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25/01/2009

Plus vraies que nature

modèles réduits1.jpgLe merchandising est une activité très rentable. Au salon, les modèles miniatures font le bonheur des petits et des grands. On se les arrache littéralement, et certaines enseignes se sont rapidement retrouvées en rupture de stock.

Si l'on ne vend presque pas de voitures au Salon, il est par contre possible, sur un certain nombre de stands, de s'en procurer un modèle... réduit. Une activité annexe, qui concourt à l'image de marque du constructeur au même titre que la vente de montres, de vêtements, de casquettes et autres gadgets dûment siglés. Un commerce qui marche fort bien ! C'est simple, chez Fiat, au lendemain du premier week-end, on nous a avoué être déjà en rupture de stock. Il est vrai qu'elles sont mignonnes, ces petites autos, souvent disponibles bien avant que le modèle réel ne soit en concession.

La Skoda Suberp, les VW Scirocco et Golf VI, les Mitsubishi Evo et Lancer Sportback, pour n'en citer que quelques-unes, sont toutes là, réduites au 1/43e et font de l'œil non seulement aux enfants de passage, mais aussi aux très nombreux collectionneurs, spécialisés ou non dans une marque précise. Beaucoup de constructeurs font reproduire (en Chine !) l'ensemble de leur production : c'est le cas e.a. de BMW (X6 et nouvelles Série 7 sont déjà là), Mercedes (y compris les versions AMG), Renault, Citroën (C3 Picasso), Nissan, Honda (plus difficile car il faut parfois passer par des versions japonaises, mais la Fit, qui correspond à la Jazz, existe), Mazda, Land-Rover, Bentley, Peugeot, Opel, voire Smart et Seat ! La miniaturisation touche aussi les véhicules utilitaires, depuis les modestes Nemo ou Kangoo Express jusqu'aux plus impressionnants 40 tonnes. Les plus belles pièces exposées l'étaient du côté des lourds, hélas inaccessibles au grand public.

En dehors des salons, les filières pour se procurer tout ce parc automobile en miniature sont multiples. Il y a les agents de marque, mais ceux-ci sont parfois frileux à commander des objets qu'ils risquent de devoir offrir à l'occasion de la signature du bon de commande de la voiture réelle s'ils sont trop mis en valeur... Il reste donc les boutiques spécialisées (on ne parle plus de magasins de jouets !), les bourses d'échange ou Internet. Une mise en garde : non seulement la passion peut devenir envahissante, mais les prix sont parfois exagérés. Comme en tout, il faut comparer, négocier ou attendre des soldes qui finissent toujours par survenir.

Bruno Godaert

24/01/2009

Toyota ou le leadership empoisonné?

Toyota numéro un mondial.jpgLe constructeur japonais Toyota a ravi à l'américain General Motors (GM) la couronne de numéro 1 mondial sur le marché automobile. Mais ce sacre fut arraché au prix d'une expansion effrénée qui se retourne aujourd'hui cruellement contre le nouveau roi.

Après avoir conservé de justesse son titre de leader en 2007, General Motors s'est incliné en 2008, année au cours de laquelle il a vendu 8,35 millions de véhicules dans le monde, contre 8,97 millions pour Toyota. Le géant japonais s'est bien gardé de célébrer cet événement, alors qu'il est confronté comme tous ses concurrents à la déconfiture du marché. Pour l'exercice 2008-2009, qui se termine fin mars, Toyota prévoit de subir la première perte d'exploitation de son histoire ainsi qu'une chute de ses ventes de 15,4%. Il va en outre remplacer son PDG en juin.

"Etre numéro un en termes de taille n'a jamais vraiment été notre but. Notre objectif principal est d'être le numéro un en termes de qualité et de service au client", a récité jeudi le porte-parole de Toyota Paul Nolasco. "Devenir numéro un en termes de ventes n'est pas très réjouissant pour Toyota. Il n'y est pas parvenu parce que ses ventes ont augmenté, mais parce que GM a fait encore pire", fait remarquer Mamoru Kato, analyste automobile. En 2008, les ventes mondiales en volume de Toyota ont en effet reculé de 4%, et celles de GM de 11%.

La consécration de Toyota clôt cinq années d'investissements effrénés, au cours desquelles le groupe a augmenté de 500.000 véhicules par an ses capacités de production, et de vigoureuse offensive commerciale en Amérique du Nord, notamment sur le marché des grosses voitures de type 4x4 ou pickup, le terrain de prédilection des "Big 3" de Detroit (GM, Ford et Chrysler).

Mais pointe aujourd’hui un problème de surcapacité. Pour le moment, Toyota a réagi en gelant des projets d'expansion, en arrêtant ses usines plusieurs jours par mois et en congédiant des milliers d'employés temporaires au Japon.

Certains plaident l'indulgence, personne n'ayant vu venir la crise économique. "Là où il y a une demande, il faut accroître la production. Sinon vous perdez des parts de marché", plaide-t-on chez Toyota. D’autres sont plus sévère.

Dans tous les cas, la pilule est amère pour l'actuel PDG Katsuaki Watanabe, contraint de céder son fauteuil alors qu'il vient de porter son entreprise au firmament mondial. Son successeur, Akio Toyoda, petit-fils du fondateur du groupe, a promis de mettre l'accent sur les voitures respectueuses de l'environnement, domaine dans lequel Toyota possède déjà de sérieux atouts.

Vidéo - Les voitures de rêve du Salon

23/01/2009

Le syndicat automobile US fait de la résistance

Alors qu’on vivait cette semaine l’investiture et les premiers jours de l’ère Obama, déjà beaucoup d’espoirs et autant de pression se portent sur les épaules du 44ème président des Etats-Unis. Premier sur la liste : les différents acteurs du marché automobile, des lobbys du secteur aux grandes marques de voiture U.S. en passant par les ouvriers et le principal syndicat, l’UAW.

USA2.JPGLe syndicat automobile américain United Automobile Workers (UAW) souhaite que les Etats-Unis mènent une politique commerciale plus protectionniste afin de soutenir les constructeurs américains en difficulté. C’est ce qu’a déclaré son président, Ron Gettelfinger, estimant que le déficit commercial des Etats-Unis dans le secteur automobile devrait atteindre "plus de 100 milliards de dollars". Mercredi soir, lors d'une conférence organisée par le magazine Automotive News à Detroit, il a plaidé pour une politique commerciale "équitable". Selon lui, elle seule permettrait aux constructeurs américains de retrouver leur santé financière.

 

M. Gettelfinger a tenu un discours très protectionniste, évoquant à demi-mot des griefs à l’encontre des nations asiatiques et européennes : "Nous devons agir pour rénover un système d'échanges défaillant (...) Nous ne pouvons plus nous permettre d'avoir le marché le plus ouvert au monde, alors que les autres pays profitent de manipulations monétaires et de barrières non-tarifaires pour se fermer aux voitures américaines".


Le président de l’UAW, très en verve ce soir-là, déclara ne pas être opposé au commerce équitable tout en estimant que "le libre-échange est une fiction". Confiant envers Barack Obama, il apprécie que son administration aille "va dans le bon sens", convaincu qu’"augmenter le pouvoir d'achat (des ouvriers) conduira à de meilleurs ventes automobiles". Il s'est également dit "prêt" à reconsidérer les conditions posées par l'Etat fédéral en échange de son aide aux constructeurs, notamment l'exigence de négocier avec les syndicats pour faire baisser leurs coûts de production.


En décembre, l'UAW avait fait un premier pas en acceptant l'élimination de la disposition qui permet aux salariés en chômage technique de recevoir leur salaire.


Avant de terminer son intervention, Ron Gettelfinger abat une dernière carte et dénonce l’attitude de certains Etats comme l'Alabama, qui accorderaient selon lui des subventions à des constructeurs étrangers pour les inciter à implanter leurs usines. Une pratique qu’il juge bien sûr, déloyale et non-concurentielle.


Obama a du pain sur la planche…

Vidéo - Les 4x4 du Salon

Quand TomTom perd le nord…

tom1.jpgNous connaisons tous TomTom. Cet ami sympathique qui vous guide et vous amène à bon port, quelque soit la destination ou vos capacités en matière d’orientation. Et bien contrairement à ce que l’on pourrait croire, la société qui les fabrique est pour le moins déboussolée ces derniers mois.

Les temps sont durs pour TomTom. Le fabricant néerlandais de systèmes de navigation a été contraint de revoir ses prévisions à la baisse à plusieurs reprises pendant les derniers mois de l’année 2008. En cause : la baisse de la demande des produits proposés par l’enseigne tant en Europe qu'aux Etats-Unis. Une baisse de la vente de biens de consommation électroniques que l’on doit à la crise.

La marge bénéficiaire de l’entreprise a également dû subir quelques ajustements passant d’une fourchette initialement fixée entre 20 et 24% à une marge comprise entre 19 et 20%. La part de marché du groupe est quant à elle restée plus ou moins stable au quatrième trimestre, dont les résultats seront publiés le 24 février prochain.

Nouveau coup dur, jeudi la société annonçait des remaniements d’effectifs, toujours dans l’optique de réduire ses coûts pour s’adapter à des circonstances de marché difficiles. TomTom va donc supprimer près de 115 emplois de par le monde. Cette réduction d’emplois affecte plus ou moins 7% des effectifs mondiaux de la firme (3.500 collaborateurs au total).

La société Tele Atlas (conception de cartes digitales), rachetée en juin dernier par TomTom et présente en Belgique, est épargnée par cette restructuration. Cependant, de nouvelles dépréciations sur sa valeur sont à envisager à court et moyen terme.

22/01/2009

La R29 file droit

alonso.jpgQuittons un instant le Salon de l’Auto et le marché automobile pour nous intéresser à des mécaniques bien plus impressionnantes encore. Après avoir présenté lundi dernier sa toute nouvelle monoplace en grandes pompes avec son écurie, Fernando Alonso testait hier l’efficacité du bolide sur un circuit portugais. Verdict ?

Fernando Alonso essayait cette semaine la nouvelle monoplace de l’écurie Renault sur le circuit de l’Algarve, à Portimao au sud du Portugal. Et visiblement, la R29 donne pleine satisfaction au pilote espagnol de F1. Interrogé par un journaliste de Marca, un quotidien sportif espagnol réputé, dans la foulée des 85 tours parcourus avec son nouveau joujou hier, Alonso s’est dit « confiant et optimiste » déclarant que « la voiture va très bien ». Le double champion du monde (en 2005 et 2006) n’est parvenu qu’à réaliser le 5ème temps de ces essais derrière le champion du monde en titre Lewis Hamilton. Mais il ne s’alarme pas, que du contraire, ne jugeant pas ses performances révélatrices.

renault r29.jpg

"L'essentiel est qu'il n'y ait pas de pannes, les chronos ne sont pas importants" a-t-il déclaré tout en soulignant la volonté de Renault de se concentrer surtout sur la vitesse lors des deux dernières séances d'essais avant le début de la saison de F1. Son directeur général, Flavio Briatore, s'est dit satisfait du "gros travail" abattu par son équipe pour se conformer à la nouvelle réglementation et a fait preuve d’une belle assurance pour l’avenir de son écurie et de ses pilotes : "Nous avons attaqué très tôt le programme R29 et je suis fier de ce que nous avons réalisé. Nous avons dû faire face à de nombreux changements cette année. Cela aurait pu nous déstabiliser. Mais nous sommes déterminés à rester aux avant-postes".

Alonso, qui devait poursuivre son « entraînement » à Portimao ce jeudi, s’est déclaré très ambitieux pour la nouvelle saison : "J'ai seulement un objectif en 2009: être champion du monde !" On l’attendra donc au tournant même s’il sera compliqué de détrôner Hamilton de la plus haute marche du podium.